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Entretiens avec Kassim Malle, UNHCR et Lionel Ouedraogo, co-lead du CWG Burkina

Dans cette interview, nous faisons un point sur les transferts monétaires au Burkina. La situation humanitaire préoccupante a entrainé un grand nombre de déplacés internes, mettant ainsi en évidence les gaps en matière de coordination. Nous entretenons avec Kassim Malle, du CBT officer pour le HCR , et Boureima Lionel Ouedraogo, co-lead du Cash Working Group Burkina.

Entretien avec Kassim Malle, CBT officer, UNHCR

1 - Pourrais-tu nous parler des programmes de transferts monétaires mis en œuvre par le HCR au Burkina-Faso et les défis auxquels sont confrontés les acteurs?

Dans le cadre de l’urgence liée à la situation humanitaire au Burkina Faso, le HCR et ses partenaires distribuent des TM aux déplacés internes leur permettant d'acheter des articles ménagers essentiels, acquérir du matériel pour les kits d’abris d’urgence, embaucher des ouvriers ou payer le loyer. L'inclusion de tous les secteurs dans la coordination des TM au Burkina Faso est un défi, même si l’Intersecteur s’intéresse de plus en plus au Cash Working Group (CWG). C'est pourtant une nécessité pour aller vers la multisectoralité et adopter des approches harmonisées. Il faut également souligner la nécessité d’avoir un coordinateur dédié du CWG.

2 - Vous êtes également membre de la cohorte BIEP, e programme correspond-il à vos attentes ?  Quelle évaluation à mi-parcours en faites-vous?

Depuis l’atelier de lancement qui a eu lieu à Dakar au Sénégal du 5 au 6 mars dernier, je suis de plus en plus impressionné par la qualité du contenu de ce programme. Les outils de renforcement de capacité déployés par le CaLP dans le cadre de ce programme et la disponibilité de l’équipe technique qui l’encadre sont adaptés au cycle de formation et me conviennent parfaitement. Le renforcement de capacité du BIEP m’a permis de rencontrer des personnes formidables expertes en cash. Cela a fortement contribué a facilité mon intégration au sein de la communauté des pratiques au Burkina Faso dans le cadre de mon placement.

Entretien avec Boureima Lionel Ouedraogo, co-lead du Cash Working Group Burkina

1 - Pourriez-vous nous faire un rapide état des lieux de la coordination des transferts monétaires au Burkina-Faso et les défis auxquels le CWG est confronté?

Initialement créé comme sous-groupe du groupe sectoriel Sécurité Alimentaire, le CWG du Burkina Faso s’est progressivement élargi à plusieurs autres secteurs et à la partie gouvernementale. Le CWG du Burkina compte de nos jours plus d’une vingtaine de membres. Avec le contexte humanitaire actuel, marqué par les récents conflits intercommunautaires et les attaques armées avec pour conséquence un important afflux de personnes déplacées (plus de 270 000 personnes), les acteurs utilisent de plus en plus les TM dans le cadre de leurs interventions. Il y a donc naturellement un regain d’intérêt à participer au CWG. La coordination assure la collecte régulière de données pour la cartographie des interventions en TM. La dernière activité phare du CWG est la tenue de l’atelier national d’information et de mise en route du Panier de Dépense Minimum (MEB) avec comme livrables un plan d’action et une task force définie pour conduire le processus avec l’accompagnement du CaLP.

L’animation du groupe est assurée par le lead et co-lead en sus de tâches contractuelles que chacun a avec son organisation, le CWG n'ayant pas de coordinateur dédié ni de ressources pour ses activités. Il en découle naturellement que le premier défi auxquels le groupe est confronté, c’est la disponibilité des acteurs (leads et points focaux des structures) à participer de manière soutenue aux activités du groupe. Progressivement les structures gouvernementales renforcent leurs capacités sur la thématique et le CWG travaille à leur transmettre, à terme le plein leadership avec l’appui des agences humanitaires.

 

2 - En plus de vos activités en tant que co-lead du CWG, vous êtes également membre de la cohorte du programme BIEP (Building Individual Expertise Program). Le programme correspond-il à vos attentes ?  Quelle évaluation à mi-parcours en faites-vous ?

Tout d’abord permettez-moi de faciliter en toute sincérité, le CaLP Afrique de l’Ouest pour avoir eu cette ingénieuse idée de concevoir le programme BIEP auquel je participe avec fierté au titre de la 2ème cohorte 2019/2020.

Pour commencer, j’ai d’abord été séduit par le processus de sélection des candidats et de leur inscription officielle au programme, matérialisée par la signature d’un mémorandum d’entente entre le CaLP, le Candidat et sa structure d’appartenance. Ce qui permet de clarifier les rôles et responsabilités de chacun des parties, engageant du même coup leurs responsabilités dès le début du processus.

J’apprécie aussi le système d’apprentissage du BIEP qui consiste pour le candidat dans un premier temps à s’auto évaluer sur la base des critères de compétences identifiés par le Programme BIEP et à ensuite œuvrer à les combler à travers les sessions de regroupement en présentiel, des formations en lignes y compris les webinar et un coaching individuel.

L’autre point fort que j’apprécie du BIEP c’est le système d’évaluation et du suivi de la formation avec implication des superviseurs directs des participants.

Le BIEP m’a également offert l’opportunité de me mettre en réseau avec des experts et des praticiens dans le domaine des Transferts Monétaires sans oublier le fait d’avoir accès à toutes les ressources d’apprentissage et de discussion du CalP et de ses partenaires.

Revenant au déroulement de la formation, je dois dire que le niveau d’avancement du programme est satisfaisant. Au niveau personnel, j’ai pu participé à toutes les sessions obligatoires et aux webinar pour lesquelles je m’étais inscrit.

Au niveau institutionnel, la FAO Burkina, en plus des programmes de transferts monétaires en cours est entrain de formuler de nouveaux programmes avec des composantes Transferts monétaires. Cela va nécessairement accroitre les activités de la FAO délivrées avec la modalité Cash. En plus, une série de formations est cours de programmation, pour le renforcement des capacités des membres du CWG et des partenaires sur le terrain. Je pourrais être d’un apport pour ces formations grâce à la formation ToT qui faisait partie de mes objectifs de BIEP. Je peux également dire le processus de définition du MEB qui vient d’être lancé au Burkina les 5 et 6 septembre dernier est aussi le résultat de ma participation au BIEP qui m’a davantage mis en confiance.

C’est donc avec beaucoup de fierté et de détermination que je participe à la deuxième cohorte du programme BIEP qui fera de nous à termes des experts de haut niveau en Transfert monétaires dans la sous-région.

Je ne terminerai pas sans saluer l’équipe de facilitation du CaLP pour le professionnalisme avec lequel le processus est conduit et aussi, les autres membres la cohorte pour la convivialité et l’esprit famille qui nous anime.

 

 

Crédit photo : UNCHR Burkina

 

 

 

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