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Protection sociale

De nombreux pays se caractérisent par une insécurité alimentaire et nutritionnelle structurelle, dont les principales causes sont l’explosion démographique, le dérèglement climatique, les conflits sociaux et une moindre disponibilité des ressources naturelles. Frappés par une succession de catastrophes qui augmentent tant en termes d’intensité que de fréquence, les ménages pauvres ne sont plus en mesure de protéger leurs maigres capitaux et d’investir dans leur avenir. L’aide sociale (telle qu’elle est régulée par les États au sein de la région), qui se limite aux périodes de crise aiguë pour être éventuellement renforcée par des interventions humanitaires (soutenues par des bailleurs de fonds et des acteurs internationaux), n’est pas capable de faire face à ce type d’insécurité alimentaire et nutritionnelle structurelle.

En réponse à une sensibilisation accrue parmi les acteurs régionaux ces dernières années, de plus en plus d’États sont engagés dans un mouvement qui vise à établir à titre permanent des programmes sociaux de transferts monétaires, pour faire en sorte que l’assistance apportée aux populations les plus vulnérables soit plus fiable et plus régulière, et par conséquent plus efficace. Parallèlement à cela, les acteurs humanitaires ont été amenés à intervenir au-delà des stades paroxystiques des situations d’urgence, et ont tendance à coordonner leurs réponses en matière d’interventions d’urgence et de développement. Les transferts monétaires sont de plus en plus employés, autant dans les interventions d’urgence que dans le cadre de programmes nationaux de protection sociale.

Dans ce contexte, il existe un intérêt croissant pour envisager la protection sociale comme instrument de réponse à des crises, qui protège la consommation des ménages tout en favorisant la demande et en préservant la croissance au niveau macroéconomique. La protection sociale en réaction aux crises est perçue comme pouvant remplir différents objectifs, en se concentrant sur le court, le moyen et le long termes, afin de répondre aux besoins nés d’une crise et de développer les capacités futures en cas de crise. En règle générale, l’objectif immédiat de la protection sociale dans un contexte de crise consiste à compenser la perte de revenus ou la hausse des prix en vue de préserver l’accès aux produits et services dans un contexte de chômage croissant, de hausse de l’inflation ou de pénurie de services de base. À son tour, cela peut aider à régulariser la consommation, tout en contribuant à la protection de la demande économique. (McCord, 2013). L’efficacité de tout programme de protection sociale en réponse à une crise dépend de sa rapidité d’exécution, de son adaptabilité et des moyens financiers qui lui sont accordés (Bastagli, 2014).

Graphique : Quels sont les domaines à moyen terme sur lesquels se concentrer pour concrétiser la vision recherchée ? Extrait de Transferts monétaires et résilience : Renforcer les liens entre transferts monétaires d’urgence et programmes nationaux de transferts sociaux dans le Sahel Auteur : Cécile Cherrier.

 

L’atelier de formation qui s’est tenu à Dakar, au Sénégal, en 2014 avait pour objectif d’établir le lien qui existe entre programmes de transferts monétaires d’urgence et filets sociaux de sécurité.  Cliquez ici pour prendre connaissance du document de travail,  ici pour lire le rapport de l’atelier, et ici pour visionner la vidéo en français.

 

Des systèmes de protection sociale en réaction aux crises

En mars 2015, Oxford Policy Management (OPM), qui dirige un consortium en partenariat avec l’Overseas Development Institute (ODI), le Cash Learning Partnership (CaLP) et l’INASP, s’est vu attribuer le projet de recherche de deux ans du ministère britannique pour le développement international, le DFID, intitulé HIEP (Humanitarian Innovation and Evidence Programme) sur les systèmes de protection sociale en réaction aux crises. Cette étude vise à renforcer les données factuelles quant au moment et à la manière dont les systèmes de protection sociale peuvent se développer de façon optimale en réaction aux crises dans les pays à faible revenu et les États fragilisés et troublés par des conflits, afin de réduire les conséquences néfastes des crises et le besoin en interventions humanitaires distinctes.

L’étude devrait se dérouler de mars 2015 à mars 2017 et donnera lieu à six études de cas de pays.

Pour en savoir plus, lire la page d’introduction à l’étude de la protection sociale en réaction aux crises.

Les toutes dernières informations relatives à cette étude figurent à la page portant sur la capacité de réaction aux crises de l’OPM.

L’équipe de recherche serait très reconnaissante de toute information portant sur des interventions ou études apparentées pertinentes qui sont actuellement en cours et n’hésiterait pas à faire figurer des informations les concernant dans son étude.

Veuillez contacter Clare O’Brien de l’OPM, à clare.obrien@opml.co.uk, si vous avez des questions sur le programme de recherche ou si vous désirez recevoir des communications au sujet des constats du projet.

Il est possible aussi de suivre sur Twitter les tous derniers éléments d’information concernant cette étude en utilisant le hashtag #shockresponsiveSP.